Enfin, une très bonne nouvelle

Enfin, une très bonne nouvelle - Maélie Chassé

Mon amie devait aller dans un magasin de porte et fenetre Boucherville cet après-midi pour faire quelques achats.  Par contre, moi, je n'avais aucunement besoin d'entrer parce que je n'avais rien à acheter dans cet endroit.  Alors, en attendant qu'elle termine ce qu'elle devait faire, j'ai repéré un banc dans le parc proche de la rue où  était situé le magasin en question, et j'ai décacheté l'enveloppe que j'avais mise dans mon sac avant de partir pour la rejoindre.

À l'intérieur, j'ai trouvé une lettre qui va enfin me redonner un peu d'espoir.  Elle provient du ministère de la Justice du Québec.  L'objectif est de m'aviser que je vais bel et bien aller en Cour, celle des petites créances, contre celui qui m'a promis de faire un site Internet, mais qui n'a que terminé la moitié de ce qu'il devait faire.  Alors, mon enthousiasme s'est automatiquement multiplié par deux : je vais enfin, voir la fin du tunnel au sujet de cette malencontreuse histoire, celle qui m'a fait vivre une quantité incalculable de stress.  Le soulagement était accompagné d'un échappement du poids qui pesait sur mes épaules depuis trop longtemps déjà.

Celui que je poursuis en Cour croit sincèrement qu'il va gagner, du moins, selon ce que je peux voir sur la liste de preuves qui accompagnent sa partie du dossier, il pense qu'il a suffisamment de preuves pour pouvoir se défendre adéquatement.  Il pense qu'il n'a pas besoin de terminer le travail qu'il a entamé, et que je n'ai aucune raison de le poursuivre, car il a envoyé un courriel qui disait que le projet, donc le travail est clos.  Par contre, selon l'avocat et les experts avec qui j'ai discuté de mon dilemme, avoir officiellement fermé le tout sans avoir terminé le travail ne constitue pas une action légitime pour éviter de devoir me rembourser, ou de devoir terminer le site Internet en question.  Ensuite, il croit que le fait que j'aie perdu patience avec lui, après lui avoir demandé maintes fois gentiment de finir ce qu'il avait à faire, fait en sorte qu'il ait une bonne excuse pour ne pas accomplir les tâches telles qu'indiquées dans le contrat.

Je connais toute sa défense par cœur.  Je sais exactement quels points il voudra faire ressortir pour tenter de me défaire devant le juge.  Mais, je vais avoir tous les arguments préparés à l'avance, et c'est moi qui vais lui montrer comment fonctionne la loi.